Graviception1

La science de la posture équilibrée chez F. M. Alexander

Glenna Batson, PT, MA

Assistant Professor
Département de kinésithérapie
Université d’état de Winston-Salem

 

Présenté au Septième Congrès international de Technique Alexander
Oxford (Royaume-Uni), Août 2004

Comprendre les découvertes ingénieuses de F. M. Alexander requiert d’intégrer les sciences du comportement les arts, la phénoménologie et bien d’autres disciplines. Au cours de ma carrière, ma passion a été de synthétiser des informations provenant principalement de trois champs : les arts scéniques (la danse), les pratiques somatiques (technique Alexander, Idéokinésis, et d’autres systèmes), et la science du mouvement humain (neuroscience). En tant qu’enseignante en Technique Alexander (TA), une question m’a toujours captivée est de savoir pourquoi les enseignants utilisent un toucher léger avec leurs étudiants. Pourquoi ne pas utiliser plus de force ? Si les mains des enseignants ne sont pas manipulatrices, c’est-à-dire si elles ne cherchent pas à « faire » bouger l’apprenant, que font-elles là ? Une réponse simple serait de dire : les enseignants de TA cherchent à activer le contrôle primaire de la posture équilibrée [poised] et une action coordonnée (usage). L’usage dans la posture équilibrée est fonction d’une orientation proprioceptive, et non de la force musculaire. Donc, plus le toucher sera léger, moins l’enseignant aura de chance de manipuler son étudiant, et moins l’étudiant, à son tour, sera tenté de résister au toucher (en se raidissant) ou de se relâcher à l’excès (en s’effondrant). J’ai toutefois commencé à remarquer que mes étudiants accédaient plus facilement au contrôle primaire lorsqu’ils engageaient leurs propres mains dans une activité. Plus j’amenais des poids et des surfaces contrastées dans l’expérience de la leçon (l’étudiant touchant différents objets et se tenant sur des surfaces de textures différentes), plus le contrôle primaire était atteint sans que mes mains entrent dans la procédure. J’ai aussi remarqué la facilité avec laquelle les étudiants avaient accès au contrôle primaire dans des postures érigées dynamiques (comme une fente en diagonale) que dans des situations parallèles (par exemple, dans la situation commune qui consiste à demander aux étudiants de se tenir devant la chaise). J’ai donc pensé qu’il me fallait aller chercher plus loin dans les théories actuelles de l’équilibre dynamique postural et les relier à ma pratique. La recherche que je voudrais partager ici est faite pour aider à mieux comprendre notre travail. La science m’aide à rester ouverte et vivace à l’égard de nouveaux concepts qui pourraient approfondir ma compréhension des découvertes d’Alexander. En tant qu’artisans dans l’art de la coordination, les enseignants en TA pratique à la fois un art et une science qui est toujours en évolution et qui s’ouvre, à la manière d’un grand chou-fleur. Pénétrer plus profondément dans les nodules de la fleur, c’est étendre et ouvrir notre compréhension et notre appréciation de ce qu’Alexander a découvert. Par ailleurs, notez que les chercheurs dont je fais état des recherches ne connaissent pas la Technique Alexander : les hypothèses que je formule sont donc uniquement les miennes.

La révolution F. M. Alexander a consister dans le développement d’un modèle d’auto-organisation qui s’atteint en apprenant à porter notre attention sur nos propres sensations et sur les perceptions qui émergent de l’expérience dans un monde gravitationnel. Alexander est considéré comme le « grand-père » du mouvement somatique dans la société occidentale2, et aussi comme le premier éducateur somatique à proposer que la posture et le mouvement soient un seul continuum3. Alexander était à la recherche de ce qu’il appelait poise ou posture équilibrée un mot qui dérive du latin pendere, qui signifie peser. Nous avons meilleur prise sur la posture équilibrée en relation avec la gravité, où nous prélevons et pesons constamment notre contact avec le monde. L’action dans la posture équilibrée n’a rien à voir avec la posture comme position. Définir la posture érigée comme fonction d’un alignement mécanique dans lequel notre centre gravité (masse) reste la base de soutien n’est pas suffisant. À sa place, l’idée de posture équilibrée reflète le caractère dynamique du contrôle postural (c’est-à-dire l’équilibre4), une réponse unifiée et constante à la gravité – un soutien flexible, adaptatif gouverné par la conscience sensorielle et une pensée constructive5. L’équilibre postural (ou la posture équilibrée) est atteinte, non dans une superposition ou un alignement des os, ni dans le maintien des parties du corps par la force musculaire, mais plutôt par le soutien vivant de la relation entre perception et action. La science actuelle défend la théorie du contrôle dynamique postural (l’équilibre) comme incluant le couplage perception-action et comme une stratégie vitale de maintien du contrôle67.

Graviception

Comment savons-nous que nous sommes à la verticale lorsque nous nous tenons debout – comment savons-nous que nous sommes orientés correctement en relation à la verticale terrestre ? Les sciences physiques et du comportement ont approfondi notre compréhension de l’équilibre dans les dernières décennies. La conception du corps comme un système de liens mécaniques et de pendules inversés (tête et tronc) maintenus ensemble par les réflexes d’extension et les propriétés contractiles et visco-élastiques des muscles ne suffit pas à expliquer le contrôle postural. Deux systèmes dynamiques et fonctionnellement intégrés sont aujourd’hui identifiés dans le maintien de l’équilibre : l’une oriente le corps de sorte à évoquer un soutien anti-gravitaire ; l’autre fournit un couplage perception-action8. En un sens, on pourrait dire que le premier a plus à voir avec l’attention et le dernier avec l’intention – la capacité à rester attentifs lorsque nous menons à bien nos objectifs.

Le contrôle postural dynamique requiert une certaine habileté sensorielle. Notre perception de notre verticale est remarquablement précise en circonstances normales, c’est-à-dire en l’absence de maladie (AVC) ou de perturbations environnementales (être sur une planche de surf) ou d’anomalies (miroirs truqués). En situation normale, nous existons à l’intérieur d’un cône restreint de précision verticale dans lequel nous pouvons détecter deux à trois degrés d’inclinaison par rapport au centre. L’intégration de systèmes multiples nous donne cette mesure remarquablement précise de notre corps en relation avec l’environnement. La combinaison de données visuelles, vestibulaires et somato-sensorielles nous fournit un puissant référent muti-systémique pour l’orientation érigée9. Il est aussi probable que la régulation autonome des organes (tels que les reins ou les vaisseaux sanguins) soit un système potentiel de référence pour l’équilibre10. Les données somato-sensorielles renvoient à cette information qui est obtenue dans notre système nerveux par les récepteurs cutanés (la peau), les fuseaux neuromusculaires, les cellules de Golgi dans les tendons, et les neurones afférents des articulations. Les données somato-sensorielles sont extrêmement abondantes (ou redondantes, pour utiliser le terme neuroscientifique), polyvalentes et rapidement disponibles. Il y a une « chaîne proprioceptive » de récepteurs somato-sensoriels de la tête aux pieds, qui inclut les muscles extra-oculaires des yeux, le cou, le tronc, les mains, les jambes et les pieds11. En un sens, nous avons de nombreuses « verticales », chacune d’elle constituée par différents sens qui sont encodés et intégrés dans le système nerveux pour fournir une image spatiale unifiée du corps dans la posture érigée à l’intérieur d’un contexte environnemental. Les étudiants en TA peuvent faire l’expérience d’une « inadéquation » dans leur sens de la posture érigée lorsqu’ils s’éloignent de leurs habitudes – comme c’est le cas lorsqu’ils trouvent l’équilibre de la tête et font l’expérience d’un conflit entre ce que les yeux voient et ce que le complexe tête-cou-corps ressent. Dans les cas de maladie, comme par exemple à la suite d’un AVC, le conflit entre la verticale visuelle du patient (le vu) et sa verticale somato-sensorielle (le ressenti) peut rendre la réhabilitation difficile et frustrante, puisque le patient peut se sentir « droit » alors que son corps peut en fait être incliné jusqu’à vingt degrés12.

Toucher du bout des doigts

Si vous avez jamais essayé de vous déplacer discrètement dans une pièce plongée dans le noir, vous vous souvenez sans doute que vous ne vous êtes pas appuyés de tout votre poids sur le mur, mais que vous avez plutôt légèrement touché la surface du mur en avançant vers votre destination. En fait, plus vous vous appuyiez sur le mur, plus l’expérience était désorientante. Vous vous souvenez aussi peut-être comment, dans la marche, les personnes qui sont aveugles utilisent leur cane, non comme un support physique pour le corps, mais plutôt comme un « oeil » télescopique, percevant le sol au travers de leurs doigts, via la longueur de leur cane. Dans les deux cas, l’information obtenue par un toucher léger des doigts (concernant les distances proches comme éloignées) est une référence puissance pour l’équilibre postural lorsque la vision n’est pas disponible. Les chercheurs Lackner et Jeka, après avoir remarqué ce phénomène commun du déplacement dans le noir accompagné d’un toucher léger, ont mis en place des conditions expérimentales pour tester plusieurs théories sur la manière dont le toucher léger peut améliorer l’équilibre13. Dans leurs premières expériences sur des individus « normaux » (c’est-à-dire sans difficultés neurologiques), les chercheurs plaçaient debout en position tandem (les doigts de pieds d’un pied contre les talons de l’autre) sur une plate-forme bio-mécanique [force plate], avec un autre plate-forme placée à la hauteur des hanches. La position « en tandem » est importante, parce qu’elle exige plus de contrôle dynamique postural que de simplement se tenir debout les pieds parallèles (quelque chose que les enseignants de TA devraient garder à l’esprit). Trois conditions expérimentales étaient testées : mains sur les hanches (condition « sans contact »), « toucher léger » (l’index touchant la plate-forme bio-mécanique située sur le côté) et « force non restreinte » (s’appuyer avec le doigt sur la plate-forme bio-mécanique). Les sujets avaient pour instruction de rester 25 secondes dans chacune des trois conditions, les yeux ouverts, puis les yeux fermés (six conditions en tout). Sous la condition « toucher léger », on demandait aux sujets de ne pas utiliser plus de 100 grammes de force dans le toucher de la plate-forme, sans quoi ils déclencheraient une alarme. Lackner et Jeka ont mesuré le déplacement du centre de pression (en centimètres) du corps (c’est-à-dire la quantité de balancement du corps), le déplacement du centre de pression de l’index, et l’activité électro-myographique (EMG) dans les jambes. Ils avaient prévu que la quantité de déplacement du corps (le déplacement du centre de pression en centimètres) seraient plus haute sous la condition « sans contact » c’est-à-dire que le corps s’y balancerait le plus, ce qui est, en effet, le cas. Sans soutien du doigt ou d’un autre objet externe, le balancement des sujets était plus grand lorsque les yeux étaient fermés que lorsque les yeux étaient ouverts, comme on aurait pu s’en douter. Puisque la quantité de toucher léger appelée par l’expérimentation était bien en dessous des forces physiquement nécessaires pour soutenir le corps, les chercheurs avaient prédit que la condition « toucher léger » ferait peu ou aucune différence dans la quantité de balancement du corps (2 à 3 % d’atténuation, ou de réduction, du balancement). À leur surprise, le toucher léger a été capable de réduire le balancement du corps de 50 à 60 % à la fois lorsque les yeux étaient ouverts et lorsque les yeux étaient fermés, à égalité avec les cas où le sujet avait permission de s’appuyer sur son doigt. Par ailleurs, aucun des sujets n’avait besoin d’entraînement sous la condition « toucher léger » pour savoir la force qu’ils avaient besoin d’exercer à travers leur index. Au contraire, aucun n’a déclenché l’alarme, même si les sujets utilisaient en moyenne moins de 50 grammes de force dans leur doigt (moins de la moitié de la valeur autorisée), modulant leur force en fonction des perturbations de l’équilibre pendant les 25 secondes requises par l’exercice.

Essayez vous-mêmes. Entrez dans une pièce dans la pénombre dotée d’un sol lisse. Place une chaise à votre droite, le dos de la chaise environ à hauteur de hanches. Placez votre pied non-dominant devant votre pied dominant, talon contre doigts de pied. (Cela vaut la peine de tenter l’expérience avec les pieds dans les deux positions possibles.) Tentez les options suivantes :

1. debout avec les bras sur les côtés pendant 25 secondes (yeux ouverts). Reposez-vous un instant.

2. débout avec les bras sur les côtés pendant 25 secondes (yeux fermés. Reposez-vous.

3. Placez votre index droit sur le dos le chaise et répétez les conditions 1 et 2. Qu’est-ce que vous remarque quand votre doigt touche légèrement la chaise ? Qu’est-ce qui s’active dans votre cou et dans votre dos, dans vos jambes ?

4. Enfin, répétez l’expérience en vous appuyant sur votre index.

Lackner et Jeka, dans leurs recherches, ont montré que même si la force du bout des doigts étaient bien en-dessous de celles qui sont nécessaires physiquement pour stabiliser le corps dans une posture érigée dynamique, les forces impliquées dans le contact du doigt dans le « toucher léger » diminuaient avec l’augmentation du balancement du corps. La stabilisation additionnelle du corps était donc atteinte en augmentant l’acuité somato-sensorielle, et non avec la force14 ! Le contact avec quelque partie du corps que ce soit peut influencer l’orientation du corps et le soutien au dynamisme postural. Quand le bout des doigts n’est pas disponible, on peut aussi bien s’équilibrer avec le front, ou avec le nez, par exemple. Les récepteurs cutanés de l’index sont plus sensibles toutefois. Le grand nombre de récepteurs cutanés des doigts (afférents sensoriels à adaptation lente et rapide) nous fournisse une information tactile incroyablement précise du toucher, de la pression, du mouvement, de la température, de la douleur et plus encore. Le bout des doigts peut discriminer entre deux points distants de deux millimètres. La densité des récepteurs dans les pieds est telle que les seuils de discriminations sont de 8 à 10 mm, ce qui correspond d’ailleurs approximativement au niveau moyen de balancier observé par Lackner et Jeka dans la condition « sans contact » avec les yeux fermés15. Les pieds étaient définitivement actifs lorsque le bout des doigts n’étaient pas engagé avec le plateau biomécanique. Les chercheurs ont fait l’hypohtèse que les muscles posturaux du tronc distaux des bouts des doigts aidaient à stabiliser le corps, c’est-à-dire que les récepteurs des bouts de doigts fournissaient un feed-back lié au balancement via les propriocepteurs des bras qui déclenchaient l’activation de la musculature profonde du tronc. Comme la personne aveugle avec sa canne, le bout des doigts agissait comme un détecteur investigatoire et un modulateur de l’orientation dans la posture érigée. Ils ont confirmé cette hypothèse en examinant les électro-myogrammes des jambes, qui montraient que les muscles du mollet étaient les plus actifs dans la condition « sans contact », puis dans la condition « toucher léger ». Les muscles des jambes étaient les moins activités en condition de « force », lorsque le corps s’appuyait passivement au travers de la main.

Les chercheurs ont prolongé l’étude en examinant le phénomène chez des personnes avec des difficultés sensorielles : désordres du vestibule ou cécité congénitale. Les personnes dont les deux fonctions vestibulaires sont en difficulté doivent se reposer fortement sur la vision pour l’équilibre. En temps ordinaire, ils ne pourraient pas se tenir debout pendant plus de quelques secondes si on leur demandait de tenir la position « en tandem » avec les yeux fermés. Or le toucher léger, au travers de l’index, non seulement a permis à ces personnes de tenir la position pendant la même durée que les sujets normaux, mais le changement de force utilisée au bout des doigts précédait le balancement du corps de 250 à 300 millisecondes. Le bout des doigts anticipait les changements de balancement – au lieu d’y réagir16 ! La réhabilitation vestibulaire est un sujet épineux au sein des cercles médicaux. Cette recherche aide à soutenir notre travail dans l’aide fournie aux personnes atteintes de désordres vestibulaires pour activer leurs stabilisateurs posturaux du tronc à travers le toucher léger (par leurs propres touchers légers, ou par ceux de leurs professeurs). En comparant des sujets avec une cécité congénitale et des sujets (voyants) normaux, Lackner et ses collègues ont préparé des conditions de laboratoire similaires, mais utilisé une cane, placée perpendiculairement au corps et ensuite placée avec une inclinaison de 30 degrés par rapport au corps. Tous les sujets étaient capables de contrôler le balancement du corps plus rapidement ou plus facilement lorsqu’ils utilisaient moins de force lorsque la cane était inclinée de 30 degrés (qui correspond d’ailleurs au plan de balancement lui-même)17. Réfléchissant aux implications pour la fabrication des cannes, les chercheurs ont ainsi fait l’hypothèse que, même si une cane inclinée à 30 degrés est un meilleur outil pour l’équilibre, la sécurité que représente une cane placée perpendiculairement au corps donne probablement à l’utilisateur un meilleur sens de sa propre sécurité. Bien qu’il n’appartienne pas à notre profession de résoudre ce problème, cela indique bien la nécessité d’enseigner à nos clients un usage de leur cane comme un outil perceptif plutôt qu’un simple appui.

Quelles implications cette recherche a-t-elle pour nous en tant qu’enseignant de Technique Alexander ? Notre but n’est assurément pas « d’atténuer le balancement postural » mais bien d’amener nos élèves à un contrôle constructif et conscient au travers d’une posture équilibrée dynamique. Pourtant, il y a plusieurs choses importantes à tirer de cette recherche et d’autres qui pourraient aider nos étudiants. D’abord, notre champ a déjà des activités, inclues dans nos leçons, qui stimulent le contrôle primaire en engageant les étudiants au toucher, que ce soit avec les mains placées sur le dos d’une chaise, ou dans le travail en activité. Amener la variation dans ce processus au cours d’une même leçon – au travers de différents positions posturales dynamiques, en plaçant la chaise dans des orientations différentes, ou simplement en changeant la texture de la surface de contact (soit sur la chaise, soit sous les pieds) pourrait offrir des manières simples d’activer le contrôle primaire.

Nous sommes à un temps particulièrement excitant de la recherche sur le contrôle dynamique postural, et nous arrivons plus près d’une compréhension du concept alexanderien de « posture équilibrée » [poise] et comment l’habileté sensorielle permet de l’atteindre. Pour citer le philosophe David Appelbaum :

« La posture [poise] est une concentration équilibrée qui précède immédiatement l’action. Elle est l’a priori de l’acte conscient. L’équilibre postural est en lui-même une action, mais une action d’un type tout à fait distinct. Il diffère des manières de faire ordinaires, à la fois en termes de point de départ, d’intention, de qualité d’attention, de rythme et de raison. L’équilibre postural est la réponse de la vigilance à l’appel de la situation… Avant que l’équilibre postural ne puisse se révéler, une tension, qui n’est autre que le milieu psycho-physique du faire, doit se détendre… Tout concourt à montrer que l’équilibre postural est loin d’être un processus qui s’originerait dans la distraction, la préoccupation ou l’insensibilité18. »

 

     1.    Pour citer cet article : Glenna Batson, « Graviception », [2004], traduit de l’anglais par Romain Bigé, [url] www.lolm.eu, 2016.

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